Châteaux du Périgord vus du ciel

chateaux-perigordNotre Périgord est surnommé « le pays des 1000 châteaux ».

Notre région apparaît en effet comme une des plus densément loties de France en forteresses et demeures nobles.

Leur origine est liée pour la plupart aux conflits franco-anglais du Moyen-Âge. La richesse de leur histoire et de certains décors n’a d’égale que la majesté des sites qu’ils dominent.

En reprenant l’idée, fort juste, que l’on voit mieux les choses en prenant de la hauteur, cet ouvrage nous présente depuis le ciel les plus beaux châteaux de notre Dordogne.

Un ouvrage à offrir, à s’offrir…


Extrait de l’introduction

«Le pays des 1000 châteaux». Ainsi est souvent surnommé Le Périgord, mais le Quercy voisin pourrait tout aussi bien revendiquer ce titre ! Ces deux anciennes provinces, qui correspondent aujourd’hui pour l’essentiel aux départements de la Dordogne et du Lot, concentrent même davantage de demeures seigneuriales que les régions du Val de Loire ou de L’Île-de-France. Ces dernières ont été les sièges du pouvoir royal ; aussi, dans l’orbite des palais des souverains, de nombreuses résidences aristocratiques vinrent-elles y graviter. Les châteaux du Périgord et du Quercy, eux, ont une histoire militaire. Symboles d’autorité féodale et refuges contre des brigands ou des seigneurs rivaux, les demeures fortifiées essaimèrent dans toute l’Europe dès le haut Moyen Âge et hérissèrent tout particulièrement, dans la région, des buttes et des promontoires dominant une confluence, lieux offrant protection et facilité d’approvisionnement. Ces places fortes devinrent ici un enjeu stratégique majeur lors des grands conflits médiévaux, entre le XIIe et le XVe siècle. Provinces frontalières entre les territoires français et anglais sur le continent, le Périgord mais aussi le Quercy dans une moindre mesure furent alors âprement disputés par les souverains des deux nations auxquels des seigneurs locaux firent allégeance. La plupart des forteresses subirent plusieurs sièges, assauts, destructions et durent être régulièrement consolidées ou reconstruites.
A l’issue de la guerre de Cent Ans, les aspirations de la noblesse à une vie plus confortable, au sein de châteaux rénovés ou mieux conçus et décorés à la mode antique, s’exprimèrent ici relativement peu, hormis à Puyguilhem et à Montai et bientôt les conflits religieux du XVIe siècle ensanglantèrent à nouveau la région. Les châteaux retrouvèrent une fonction belliqueuse et leurs équipements défensifs furent adaptés aux progrès de l’artillerie. Les époques ultérieures ne laissèrent-que peu de traces de leur passage ; les styles baroques ou classiques ne s’y épanouirent guère. Les propriétaires des forteresses, devenues ancestrales, se contentèrent surtout de modifier l’ordonnance intérieure afin de satisfaire aux exigences de bien-être et de créer des jardins ou des terrasses en abattant une aile. Le Périgord et le Quercy redevinrent toutefois une terre de prédilection des châteaux lors du XIXe siècle. Une certaine nostalgie pour les épopées chevaleresques et les édifices du Moyen Âge conduisit des industriels et des esthètes vers ces régions aux paysages si marqués par cette époque et ils acquirent même des bâtisses en ruine afin de les rénover, parfois en les idéalisant quelque peu, suivant l’usage alors.


Broché: 120 pages
Editeur : Ouest-France (21 mars 2015)
Collection : TOURISME
ISBN-10: 2737366518
ISBN-13: 978-2737366512

Pour acheter Châteaux du Périgord vus du ciel

Publicités